Montres de l'année
mercredi 26 octobre 2011, 15:39
Pour déterminer cette sélection 2011, ils ont croisé différents critères : l'originalité de la montre, son caractère technique, son esthétique. Ils ont ensuite classé par ordre de préférence, dans chacune des trois catégories, les 3 montres de leur choix. C'est le croisement de ces catégories qui a permis d'élire les 3 montres de l'année 2011.
Rédaction en ligne
Peu de grandes surprises dans ce classement où les grandes signatures sont toujours au rendez-vous, si ce n'est l'étonnante victoire de Pequignet avec son mouvement « Royal », qui en a étonné plus d'un. Plusieurs retours également : ceux de marques comme Zenith ou encore Bulgari, dont l'évolution ces dernières années les avait éloignées des podiums de la belle horlogerie. Mais, dans l'ensemble, les valeurs classiques d'élégance, d'esthétisme et de sobriété sont, à nouveau à l'honneur. Qui s'en plaindra ?
La montre homme de l'année, La « rue Royale » de Pequignet
C'est le genre d'événement qui se produit rarement dans un secteur traditionnel comme celui de la Haute Horlogerie : un fabricant français (et, donc, non suisse), cantonné jusqu'ici dans la production de montres de niveau moyen, et plus spécialement de pièces féminines récolte la palme suprême dans la « cour des grands » ! Pour comprendre cette petite révolution, on lira dans les pages qui suivent, l'étonnante épopée de Didier Leibundgut, qui est à la tête de cette manufacture de Morteau et à qui on doit la réalisation de cette collection. La fiabilité, la précision et l'esthétique de ce nouveau calibre « Royal » peuvent certainement donner à réfléchir à bon nombre de marques qui affichent trop souvent des présentations bien éloignées de leurs réalisations. Comme le faisait judicieusement remar-quer notre confrère Vincent Davoux dans « L'Express », en reprenant l'aphorisme attribué à Platon : « Le beau, c'est la splendeur du vrai ».
La montre femme de l'année, La « Serpenti »de Bulgari
Cette nouvelle montre qui a réuni le maximum des suffrages de nos journalistes s'inscrit en droite ligne dans l'héritage historique de la maison Bulgari. La figure du reptile fait partie intégrante de l'univers du joaillier italien, depuis la fin des années quarante, et est récurrente dans le catalogue de ses créations. Façonnée dans l'or jaune ou l'acier, sur un ou deux tours de poignet, rehaussée de diamants, selon les versions, le « Serpenti » se combine à un autre emblème identitaire du créateur italien : le bracelet « Tubogas » dont les branches de métal en acier ou en or atteignent jusqu'à 5 mètres de longueur par tour de poignet. Développée durant la seconde moitié du XIXème siècle et utilisée par de nombreux joailliers jusqu'aux années 40, la technique du « Tubogas » (littéralement le tuyau de gaz) a été réactivée par Bulgari dans les années septante et utilisée dans la création de montres, de bracelets, de colliers et de bagues. Elle est devenue l'une des marques de fabrique du joaillier. Il s'agit d'une bande flexible composée de spirales lisses et arrondies, produites sans soudure. Sa réalisation consiste en l'enroulement de deux longues bandes de métal autour d'un cylindre de cuivre ou de bois, de manière à ce que les arêtes s'alignent parfaitement les unes aux autres afin de former une seule pièce continue et sans soudure.


