lesoir.be
 
 

RO...DA...NIA... En tête du peloton, depuis 1930

 

 

    Rédaction en ligne

    Alors que de nombreuses incertitudes plânent sur le futur de notre patrimoine national, il est d'autant plus intéressant de se pencher sur l'histoire de quelques entreprises qui, par leur aura et leur réussite, nous ont permis si souvent de dire avec fièreté : « ça..., c'est du belge ! ». Même si ce « cocorico » mérite, dans le cas de Rodania, d'être prononcé avec un sérieux accent suisse ! C'est d'ailleurs à Granges, l'épicentre de l'industrie horlogère suisse, que débute l'aventure des montres qui vont marquer les courses cyclistes et les stades de football de notre enfance. En 1930, un Monsieur Baumgartner crée la marque Rodania à laquelle il va rapidement donner un essort international avec des centres de distribution à Caracas, Montréal, New-York, Londres.... et bientôt Bruxelles. Car la Maison helvétique - qui produits des garde-temps mécaniques d'excellente facture - se forge rapidement une bonne réputation. Le même Baumgartner confie alors la conquête de notre marché à Manfred Aebi, un jeune employé, qui ne manque pas d'ambition, et qui, un beau jour, accepte de troquer ses montagnes enneigées, pour le plat pays qui n'est pas encore le sien ! Le jeune helvète âgé d'à peine dix-huit ans, s'exile donc pour Bruxelles.... où il découvre que, s'il sait se faire comprendre en français,... il y arrive difficilement en néerlandais ! Une solide équipe Heureusement, il bénéficie pour cela de l'aide de sa secrétaire - elle parfaite bilingue - qui deviendra bientôt Madame Aebi, avec qui il va fonder un foyer... en même temps que développer la marque. Inventif, courageux, passionné de montres... Manfred Aebi va se révéler également un visionnaire et un précurseur du marketing moderne, en impliquant Rodania au coeur du sport populaire, tant dans le cyclisme que sur les stades. Dans le développement de ses produits comme de ses collections, Manfred aura toujours « un tour d'avance », en proposant au grand public, des montres de qualité, faciles à porter et de prix raisonnables. Il sera aussi l'un des premiers à anticiper le succès futur des chronographes sportifs, en associant certains modèles de prédilection...à des icônes de l'époque, comme Thierry Boutsen pilote en Formule Un, ou Eddy Merckx, qui deviendra l'ambassadeur de Rodania. Après avoir délégué une partie des responsabilités à ses enfants, le couple Aebi souhaitera prendre, enfin, un peu de repos ... et cédera l'entreprise à un groupe d'investisseurs, opérant aujourd'hui sous, le vocable de Montebi S.A. Remonter aux sources Ces nouveaux propriétaires vont confier la direction de la Maison, et plus particulièrement son développement, à un jeune manager, formé à Harvard : Didier Bennert. Débordant d'enthousiasme, il est aux commandes de ce qui est devenu, autour de Rodania, un groupe de marques,telles que Maurice Lacroix, Michel Herbelin, Olivier Strelli, Kipling ou encore Replay... L'une de ses premières initiatives sera de retourner à la vocation première de la marque Rodania, en développant une nouvelle collection de montres mécaniques automatiques suisse-made baptisée «Swiss Chic». On le voit : l'esprit des «conquérants Aebi» souffle toujours aux pieds de l'Atomium, avec une nouvelle génération de managers , qui veulent aller encore plus loin... en retrouvant, pour Rodania, ses vraies valeurs d'hier

    Nos coups de coeur