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PORTOFINO D'IWC  : la belle endormie

 

 

    Rédaction en ligne

    Depuis plus d'un quart de siècle, l'élégante famille de montres classiques « Portofino » joue les « stars discrètes » dans la collection d'IWC, laissant les « Portugaises » et autres « Ingénieur » et « Pilote » occuper les podiums. Elle doit son nom à la petite localité italienne – à l'origine village de pêcheurs – célèbre pour son port pittoresque, ses maisons colorées, ses boutiques chic… et le « people » des années 50… qui n'avait pas encore envahi Ibiza, Saint-Tropez et Porto Cervo. Pendant les décennies 70 et 80, la « Portofino » connaîtra une seconde vie, plus discrète, mais non moins rentable : celle de la « belle montre » qui vient récompenser des années de service dans une entreprise, la réussite d'un examen ou l'entrée dans la vie active. En 1984, osant braver la tendance de l'époque, la gamme Portofino opère une première mutation audacieuse, en arborant un boîtier de 46 millimètres, surdimensionné pour l'époque. Suivront plusieurs modèles que les collectionneurs recherchent aujourd'hui : un remontage manuel, avec phase de lune à 3 heures et petite seconde à 9 heures (1984), un chronographe hybride alliant quartz et mouvement mécanique (1989) et, plus tard, une phase de lune qui partait à midi et une petite seconde qui revenait à 6 heures. Classique, intemporelle… mais manquant toujours de ce caractère « désirable » qui fait le succès d'un garde-temps, la collection « somnolait » confortablement dans les ateliers de Schaffhausen. Après s'être attelé, en 2010, au nouveau développement de la ligne « Portugaise », Georges Kern perçoit que le temps est peut-être propice pour donner une nouvelle vie à la ligne « Portofino ». Succédant petit à petit à l'effervescence de l'horlogerie massive et exubérante, une nouvelle offre de montres plus discrètes, de formes plus classiques et n'obéissant pas aux impératifs fulgurants de l'air du temps, fait son apparition sur le marché. C'est le moment d'apporter un coup de jeune à la « star endormie », sans remettre en cause cette forme dépouillée qui lui a permis de traverser plusieurs décennies. Premier re-lifting : celui de l'« Automatic » qui s'habille d'un boîtier de 40 mm, légèrement retravaillé, mais qui fait paraître la montre plus mince sans en faire une montre rétro ! Le diamètre du boîtier de la « Portofino Chronographe » est, lui, porté à 42 mm, avec des contours plus ronds, des formes de bracelet plus galbées, pour un ensemble plus harmonieux. Les deux montres peuvent être personnalisées grâce au retour d'un accessoire qui a connu des heures de gloire dans les années 60 : le bracelet à mailles milanaises, métalliques, très serrées et agréables à porter. Vaisseau amiral de la famille « Portofino » : la montre à « Remontage Manuel Huit Jours », dont le mouvement, par sa dimension (37,8 mm) correspond à un mouvement de montre de poche et offre une réserve de marche de 192 heures. Incontestablement, l'une des vedettes du marché 2011 de la belle horlogerie.

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