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GEORGES KERN  : L'homme qui parle à l'oreille des montres

 

 

    Rédaction en ligne

    Il en va des marques horlogères comme de tout organisme vivant ! Avec des années de jeunesse triomphantes, des périodes de réussite et d'euphorie, des moments où tout se conjugue avec harmonie et sérénité. Mais aussi des temps difficiles, des années de vaches maigres, des successions d'échecs, de revers, de découragements… où l'on ne se sent plus en adéquation avec son temps ! C'est alors que l'on espère et que l'on attend « l'homme de l'art » qui viendra vous reprendre en mains, vous remettre sur vos bases, pour optimiser à nouveau vos atouts, retrouver vos valeurs, dégager de nouvelles perspectives… Bref, repartir quasi à zéro… sans renier pour autant ce qui, un jour, a fait votre succès.

    Un second souffle S'il n'est pas simple de reconstruire un individu, il est aussi difficile de redresser une marque horlogère qui s'est trompée de voie…, qui a abandonné ses valeurs, son « ADN », ou qui s'est endormie sur ses lauriers. En horlogerie comme ailleurs, ces « redresseurs de barre » ne courent pas les manufactures et les réussites se comptent sur les doigts d'une main. C'est pourtant ce que « ce diable d'homme » de Jean-Claude Biver a brillamment réussi avec ­Blancpain, avant d'apporter une second souffle à Hublot­ (… et intervenir, en coulisses, au redressement de Zenith). C'est ce que Nicolas Hayek a pratiqué en faisant du Swatch Group un leader mondial et de Breguet l'un des fleurons de la montre de luxe. C'est aussi le travail étonnant que, en à peine quelques mois, Georges Kern, avec les moyens du groupe Richemont, vient d'opérer sur trois cas très différents, et qui réclamaient chacun des thérapies spécifiques.

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