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BAUME & MERCIER  : le retour aux sources

 

 
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Rédaction en ligne

Les grandes aventures horlogères sont toujours – et d'abord – des histoires d'homme et naissent le plus souvent de la rencontre de deux entrepreneurs dont les qualités et la personnalité se complètent parfaitement. Comme Jules Audemars rencontra Edward Piguet, Jean-Marc Vacheron s'associa à François Constantin, il faut remonter en 1912 pour assister à la rencontre entre William Baume et Paul Mercier qui fonderont la manufacture genevoise, 6 ans plus tard. La vocation première de la marque : des montres classiques pour hommes, des chronographes sportifs et des montres-bijoux pour dames. En 1970, elle mise totalement sur le quartz, jusqu'à cesser provisoirement de fabriquer des montres mécaniques en 1983. Passant totalement sous le giron de Cartier, 2 ans plus tard, BAUME & MERCIER va connaître un virage essentiel… avec l'arrivée d'un grand professionnel de l'horlogerie, dont le charisme et la créativité feront merveille : Jacques-Philippe Auriol. En 1994, il développe la ligne « Hampton ». Trois ans plus tard, il séduit toutes les femmes avec la nouvelle « Catwalk », avant de marquer son « coup de maître » avec la ligne « Capeland ». Sous sa houlette, BAUME & MERCIER va connaître ses « moments d'euphorie » (voir introduction) et ses années de succès, avec la collaboration d'un réseau de détaillants particulièrement sélectif et dynamique. Mais les années 2000 vont venir bouleverser le marché des montres dites « de premier accès », avec le succès des « griffes de couturiers » telles que ESPRIT, GUESS et CALVIN KLEIN, et des marques comme BAUME & MERCIER se retrouvent en porte-à-faux face à cette nouvelle concurrence. Fin 2009, le groupe ­RICHEMONT s'inquiète de la situation et confie à Georges Kern la mission d'y voir plus clair… avant d'opérer dans le vif ! Ce sera vite fait, et Kern détache à Genève une équipe issue d'IWC, avec, à sa tête, un homme d'expérience : Alain Zimmermann. « Je veux avoir la force de ne pas tout changer ! » dit-il, mais il ne tardera pas à réduire le nombre de références dans une collection pléthorique et à redimensionner le réseau de distribution. Avec Kern en coulisses, cet ancien de Schaffausen est convaincu que la marque, pour retrouver le succès, doit renouer avec son passé, et retrouver cette dimension émotionnelle forte qui faisait « sa » différence. Retour donc au « seaside living » des Hamptons, en parfaite correspondance avec les valeurs authentiques de convivialité, de partage et de pérennité de la BAUME & MERCIER. C'est le bonheur d'être en famille –« life is about moments »- pour fêter des fiançailles, une réussite, un mariage,… En termes de produit, l'objectif de Zimmermann est clair. Offrir des montres de très bonne qualité, à un prix décent, en y ajoutant une valeur émotionnelle forte, faite d'élégance et de relax ! Et, quand on dispose d'icônes telles que la « Hampton », ou, plus récente, la « Linéa »… pourquoi aller s'égarer à faire des montres de mode… que d'autres font si bien ! « Nos montres s'offrent souvent dans les grandes occasions et se conservent à travers le temps ! Tout cela crée une très juste attente autour de la marque. Maintenant, nous sommes prêts à y répondre ! » conclut Alain ­Zimmerman.

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